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Jeudi 5 avril 2007



















Titre original : Rough
Auteur : Mitsuru Adachi (dessinateur/scénariste)
Editeur japonais : Shogakukan
Prépublié dans : Shukan Shonen Sunday
Editeur français : Glénat, collection Manga poche

Premier volume :
- 1987 au Japon
- 2004 en France

Etat de la série :
- 12 volumes au Japon (série finie)
- 12 volumes en France (série finie)

Genre : Sport / Comédie  / Romantique

Restriction public : Malgré un humour parfois grivois, série accessible à tous
Public conseillé : 12+
 









Synopsis


Les familles Yamato et Ninomiya semblent se haïr cordialement et se font concurrence en pâtisserie depuis deux générations. C’est ainsi que leurs deux enfants, le fils Yamato et la fille Ninomiya, se retrouvent dans le même lycée, l’établissement Eisen.

Keisuke Yamato, qui ignore tout des antécédents familiaux, est un champion en natation et Ami Ninomiya, méprisant le premier, montre des talents innés de plongeuse. Ils sont tous les deux inscrits au club de natation. Alors que tout semble aller contre un rapprochement quelconque de ces deux enfants, ils vont peu à peu apprendre à se connaître et une réelle amitié va s’instaurer entre eux et peut-être même…l’amour. Mais ne pressons rien, pour le moment, leur relation n’en est qu’au brouillon, au « rough ».







Mon avis


Mitsuru Adachi réussit un très grand coup avec Rough, une comédie romantique sur fond de natation. A l’époque, la série était publiée simultanément avec Slow Step (une autre série d’Adachi mais classée shojo). Bien que Rough soit l’une des rares séries de l’auteur à ne jamais avoir connu d’adaptation en dessin animé, c’est sûrement l’une des plus réussies de sa carrière.

Comme à son habitude, il a bien pris le temps de mettre en place les bases de son histoire et crée donc une narration plutôt lente. Un pari risqué car l’écueil aurait pu être d’assommer le lecteur. Mais Adachi maîtrise si bien la narration. Après avoir atteint un sommet avec sa précédente série fleuve, Touch, bien loin de se reposer sur ses lauriers, il retourne à des expérimentations. Avec lui, là où l’on pourrait s’attendre à des exploits hors du commun et à des explosions de courage dans une discipline sportive, le sport est relégué en toile de fond pour bien laisser la place aux émotions et aux relations entre ses différents personnages.

Pour le coup, on retrouve donc le héros habituel de Adachi-sensei, gentil, drôle mais un peu cynique, et une héroïne pétillante et bien moins chipie qu’elle n’y paraît. Mais là où il réussit son coup, c’est aussi en nous présentant des personnages secondaires entiers, complets. En plus des problèmes sentimentaux des deux jeunes héros, nous pouvons découvrir les caractères de chacun et leurs histoires propres. Cette dimension plus humaine évite les insupportables amis/potiches de certains héros de manga.

Le découpage de l’action, la mise en page, tout est fait pour permettre au lecteur de se prendre au jeu de cette série. Ses pages sont aérées, le dessin est épuré, précis et efficace, les décors jamais trop présents mais très réalistes. A vrai dire, rien ne semble laissé au hasard. Et malgré ce qu’on pourrait penser : « une histoire d’amour lambda entre deux lycéens » ou encore « c’est réaliste donc il ne se passe rien de passionnant » et bien détrompez-vous. Le plus incroyable est que tout se déguste. Les compétitions de natation sont aussi passionnantes que les matchs de base-ball de Touch.

Cependant, un gros point fort est de laisser l’extraordinaire performance au suggéré, au hors-champ. L’histoire se concentre sur ses personnages et leurs émotions, non sur leurs exploits. De plus, pas de narration ou de voix-off pour détailler tous leurs atermoiements sentimentaux. L’auteur préfère laisser des cases silencieuses où les regards en disent bien plus long sur le malaise des adolescents que tous les discours. Très réussi et captivant. Mais ce n’est pas une histoire tristounette non plus. L’humour n’est pas en reste et l’on a droit à des jeux de mots et des gags puissants tout au long de l’histoire. Comme d’habitude, Adachi s’amuse à apparaître dans sa propre série, se fait passer pour un mangaka malhabile et les références à ses précédentes œuvres sont récurrentes. Et les répliques de certains personnages en font de grands moments. Vraiment génial !







Conclusion

Rough est une série relativement courte, 12 volumes, mais diablement prenante. Mitsuru Adachi signe ici l’une de ses œuvres les plus abouties, à lire, à dévorer même ! Très sérieusement, une maîtrise pareille de la narration et une histoire toute en subtilité, c’est rare de pouvoir en profiter dans un monde aussi prolifique que le manga. Si vous ne connaissez pas encore Rough et les autres travaux de l’auteur, précipitez-vous dessus. Même si vous n’êtes pas fans des histoires de romance lycéenne, il y a peu de chance que vous passiez à côté de ça sans être touché. Maintenant il faut que je donne des notes objectives et pas que je mette 20 partout, c’est dur !












             Scenario
             18/20

             Graphisme
             17/20


             Note Globale
             18/20










Crimson Raven


Par Zemeckis - Publié dans : Mangas de A à Z
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Jeudi 5 avril 2007


Prince of Tennis





Titre original : Tennis no Ôjisama
Année de production : 2001 - 2005
Studio : Production I.G / J.C Staff

Auteurs :
- Takayuki Hamana (Réalisateur)
- Takeshi Konomi (Idée originale)

Format : 178 Episodes - 22 Min
Genre : Sport / Comédie

Restriction public : aucune
Public conseillé : 10+

[100 premiers épisodes licensiés]








Synopsis


Echizen Ryoma est un prodige du tennis. A 12 ans, après avoir remporté divers tournois aux USA, il revient avec sa famille au japon. Il rentre dans une école très réputée pour avoir de bons joueurs de tennis. Cette école n’est autre que l’ancienne école où le père de Ryoma à lui aussi appris le tennis et est devenu le joueur qu’il était c'est-à-dire un joueur de renommée mondial surnommé le Samouraï.

Arrivé au sein de cette école, Echizen va vite se faire remarquer, pas seulement grâce à son tennis mais aussi par son caractère assez provoquant. Mais les autres joueurs verront très vite que Echizen n’est pas un nouveau comme les autres.






Mon avis


Tout d’abord, je pense que cette série peut être classée dans la même catégorie que capitain tsubasa. C'est-à-dire que toutes les frappes de balles sont assez exagérées mais n’est-ce pas cela qui faisait le charme de capitain tsubasa ?? Et bien vous le verrez, cela fait aussi le charme de Prince Of Tennis.

Le second point est le charisme des personnages des clubs de tennis. Il n’y en a pas un qui passe sous la barre des autres. Certains sont très mystérieux, d’autres très hilarants, etc… On peut dire que tout le monde trouve le personnage qui lui ressemble le plus.

Le troisième point se porte sur l’histoire très bien construite autour des tournois de tennis. Il y a tout d’abord le départemental, le régional et dans les OAV, il y a les nationales. Le principe est très bien fait ce qui permet au spectateur de suivre l’évolution des joueurs au cours des différents tournois.






Conclusion

Pour faire le point sur cette série, c’est une série très bonne à regarder car elle permet de s’évader durant le temps des épisodes. Un monde où les collégiens sont plus fort que Sampras où Agassi c’est trippant !!!! Vous verrez c’est vraiment sympa !












Scenario
16/20

Bande son
15/20

Graphisme
16/20


Note Globale
16/20



Kikamaru



Par Zemeckis - Publié dans : Animes de A à Z
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Jeudi 5 avril 2007
 
 

Bokurano






Synopsis : Un été, durant les vacances, 15 jeunes enfants (garçons et filles) ne voulant pas rentrer, ne s’étant que trop peu amusés, décident d’aller explorer une grotte aux environs. Au moment où ils décident de faire demi-tour s’étant trop enfoncé dans la grotte, ceux-ci aperçoivent de la lumière, donc intrigués ils continuent et arrivent dans une partie de la grotte apparemment habitée (avec quelques petites installations et différents ordinateurs). C’est là qu’ils rencontrent un homme étrange qui se nomme lui-même Kokopelli et qui leur propose un jeu dont il est apparemment le concepteur.
14 des enfants s’inscrivent pour le jeu vidéo, dont le but est de combattre 15 robots qui vont attaquer la terre à l’aide d’un robot géant qu’ils devront contrôler. Après l’ins
cription, les enfants se réveillent hors de la grotte.
Est-ce vraiment un jeu vidéo ? Que va-t-il arriver aux enfants ?







Nombre d'épisodes regardés : 1


Premières impressions : Avec un chara-design qui se rapproche pas mal de Noein pour les personnages et une animation qui ma parut assez bonne au vu du premier épisode, cet animé est vraiment plaisant et très original. Le personnage de Kokopelli est assez mystérieux, ne dévoilant pas grand-chose aux enfants, et le caractère de ceux-ci semble assez différents de l‘un à l‘autre. On sent que le scénario cache des choses vraiment intéressantes et je suis impatient de découvrir la suite pour me faire une véritable idée sur cet animé.

Trailer : ici








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Claymore








Synopsis : Raki est un jeune garçon vivant avec son frère dans un village en proie aux Yomas, des monstres pouvant prendre forme humaine avec les caractéristiques (mémoire et comportement) de l’humain dont-ils prennent l’apparence et pouvant ainsi se dissimuler parmi eux et passer inaperçus. Face aux Yomas, des guerrières mi-humaines mi-yomas sont appelées par les villages pour éradiquer les yomas. Ces guerrières aux yeux d’argents généralement crainte et redoutée sont appelés Claymore et ont la capacité de distinguer humains et yomas. L’une d’entre-elles est appelé au village de Raki et se débarrasse du yoma qui se cachait sous l’apparence du frère de Raki (qui avait été avec le reste de la famille). Ainsi, se retrouvant seul, Raki décide de suivre la Claymore (appelée Claire) dans ses aventures.
Raki découvrira peu à peu les mystères entourant les claymores. Que va-t-il lui arriver aux côtés de cette mystérieuse guerrière ?



                




Nombres d’épisodes regardés : 2

Premières impressions : Le scénario est assez simple et prenant, on accroche assez facilement à l’animé. Le mystère entourant les claymores est intéressant et celles-ci sont assez spéciales, et l‘on découvre peu à peu différentes choses sur elles et leur façon de vivre.
Le design est plutôt particulier et l’ambiance est assez sombre, il est trop tôt pour donner un véritable avis mais Claymore est un animé qui fait déjà pas mal de succès auprès des teams de fansubs qui veulent tous le subbé.

Trailer : ici




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Hayate no Gotaku







Synopsis : Hayate est un jeune homme acharné au travail, qui enchaîne les petits boulots et qui ne peut compter que sur lui-même vu la situation de ses parents : au chômage et dépensant tout son argent ! Un soir il rentre chez lui et ne trouve personne à l’appartement, il découvre alors que ses propres parents l’ont vendu à des yakuzas pour couvrir une dette de plusieurs millions. Ne voulant pas être en prise avec les yakuzas, Hayate doit trouve rune solution et l’idée du kidnapping lui vient à la tête alors qu’il rencontre une jeune fille, Nagi, issue d’une famille aisé. Mais Hayate fait tout de travers, incapable de faire une telle chose, il vient même a créer un quiproquo entre lui et cette jeune fille qui croit qu’Hayate s’est déclaré à elle. Celle-ci se fait réellement enlever et Hayate vole à son secours et devient par la suite son majordome.
Que v’a-t-il advenir d’Hayate, va-t-il réussir à rembourser la dette de se parents? Quelles aventures attendent ce jeune homme ?


Nombres d’épisodes regardés : 2

Premières impressions : Hayate no Gotoku est une comédie à laquelle j’ai tout de suite accroché. La façon dont cela est réalisé avec notamment une voix-off qui fait parfois narration de l’histoire rend cet animé très accrocheur. Le chara-design n’est pas mauvais, quand au scénario il est original et assez inattendu par moment. De plus, le personnage d’Hayate est très accrocheur, on s’y attache facilement et son caractère est vraiment spécial, il est naïf et n’a pas l’air vraiment intelligent par moment. Je ne vais pas en dire plus, je n’ai vu que deux épisodes mais pour l’instant j’ai vraiment bien aimé, ce n’est pas non plus un animé vraiment excellent mais qui se démarque un peu par son originalité peut-être.




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Seirei no Moribito





Synopsis : Balsa est une femme guerrière, ayant atteint sa trentième année, qui travaille généralement en tant que garde du corps dans le but d’expier les meurtres (qu’elle a commis) de huit personnes qui lui était chère. Après deux ans d’absences, Balsa est de retour dans la région de Yogo et assiste à la chute du prince Chagum dans la rivière, celle-ci se met à l’action et saute sauver le prince. Durant ce sauvetage,  Balsa et l’enfant se retrouvent protégés sous l’eau par une sphère bleu les entourant, évitant ainsi la noyade. L’enfant sauvé, plus tard dans la soirée, Balsa se fait convoquée (presque de force) au palais ou elle est nourrie et peut passer la nuit. Elle est réveillée en pleine nuit par la seconde impératrice qui l’implore de partir avec le jeune prince et de le protéger car sa vie au palais est menacé depuis qu'on a découvert que celui-ci était possédé par un étrange pouvoir qui pourrait nuire à la réputation et au prestige de la famille impériale. Ayant encore un meurtre a expier, Balsa finit par accepter et pour une huitième fois elle s’engage en tant que garde du corps et part avec le prince.






Nombre d'épisodes regardés : 1

Premières impressions : Graphiquement très proche de Blood+ notamment pour l’héroïne Balsa possédant les mêmes traits que Saya, qui est un personnage assez intéressant avec un mystérieux passé. Les paysages sont beaux, et l’animation est très fluide, il y’a de l’action et une OST qui au premier épisode semble déjà pas mal. Il est tôt pour se prononcer mais malgré un scénario qui à première vue ne parait pas tellement original, l’adaptation est vraiment pas mauvaise et fait déjà de nombreux fans.

Trailer : ici









Oniryu


Par Zemeckis - Publié dans : Sorties
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Lundi 2 avril 2007

Finis les blagounettes, cette fois c'est du sérieux ! Hier matin, S`n`N nous offrait l'épisode 22 de Code Geass....Eh bien hier soir, c'est ASV qui a sortit directement la release de l'épisode 23 sans même passer par le 22 (qui devrait sortir aujourd'hui ou demain).
Merci à eux !


Pour infos, profitez bien de l'épisode 23 car les deux derniers épisodes de la saison ne sortiront que cette été. Il faudra être patient pour connaitre la fin des aventures de Lelouch. Enfin, la fin, c'est une façon de parler puisque une deuxième saison serait en préparation. (Source : AnimeNewsNetwork)

En attendant, juste un petit mot sur la nouvelle rubrique AMV que je vous laisse découvrir et je vous souhaite un bon épisode !

Code Geass 23 vostfr


Par Zemeckis - Publié dans : News
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Lundi 2 avril 2007















Titre original : Suchîmubôi
Année de production : 2004
Studio : Sunrise

Réalisateur : Katsuhiro Ôtomo

Format : Film - 2h 6min
Genre : Steampunk / Science-fiction

Restriction public : quasi aucune violence
Public conseillé : 10+


[Licencié]










Synopsis


L’histoire se déroule dans l’Angleterre du XIXème siècle. Ray Steam est un jeune garçon très doué pour les sciences et la technologie. Il semble que ce don soit héréditaire car il est le fils d’Edward et le petit-fils de Lloyd qui sont tous deux de très brillants inventeurs de machines à vapeur. Mais alors que ces derniers ne sont pas revenus de leur départ pour l’Amérique, un colis arrive dans la maison de la famille Steam. Le grand-père confie une curieuse boule métallique à Ray qui ne devra la donner sous aucun prétexte avant son retour.

C’est là que des membres de la Fondation O’Hara, pour laquelle travaillent les deux paternels, débarquent pour s’en emparer. Ray prend donc la fuite et est secouru in extremis par le scientifique Robert L. Stevenson (l’auteur de « L’île aux trésors » pour les incultes), lequel semble bien connaître Edward et Lloyd.

Pendant ce temps, on prépare à Londres l’Exposition universelle. La Fondation O’Hara a justement investi dans un pavillon qui y présentera les nouvelles technologies à vapeur. C’est à la jeune Scarlett, fille du fondateur, que reviendra la tâche de les vendre. Mais ce n’est pas tout ce qui semble prévu au programme.








Mon avis


Beaucoup d’entre vous connaissent peut-être déjà Katsuhiro Ôtomo. Ce dernier a déjà roulé sa bosse dans le domaine de l’animation japonaise depuis un certain temps mais est aussi mangaka. C’est d’ailleurs son travail dans la BD qui lui aura d’abord apporté la reconnaissance mondiale avec son chef-d’œuvre de la science-fiction : Akira. Mais le but n’est pas de juger ici le dit manga mais le film Steamboy, son dernier bébé cinématographique à l’heure actuelle (il travaille en 2006 sur un nouveau projet). Un film sur lequel il aura travaillé pendant plus de 10 ans et qui aura nécessité un budget 2,4 milliards de yen (soit environ 20 millions de dollars), le plus gros budget pour un film d’animation japonais.

Par où commencer ? A vrai dire, trouver un point de départ au commentaire de Steamboy n’est pas évident tant il y a de choses à dire. Commençons par exemple par le scénario. L’histoire est une uchronie du XIXème siècle (c’est-à-dire une histoire se basant sur des lieux et faits historiques mais les détournant). Si l’on regarde le film une première fois d’un œil tout à fait innocent, on nous livre là une histoire sympathique, voir classique, où un jeune adolescent surdoué se retrouve avec le sort du monde entre les mains et devant empêcher des forces logiquement supérieures aux siennes (le monde des adultes) de faire un mauvais usage d’un objet qui s’avère être une arme dévastatrice. Il apparaît au premier abord que l’histoire est compréhensible par tous, même les plus jeunes pourront profiter pleinement de ce film d’aventures.

Mais pourtant, peut-être à cause de son réalisateur, l’histoire offre aussi une très grosse critique et des débats qui sont encore d’actualité aujourd’hui. La science, ce qu’elle peut apporter à l’humanité et ce qu’elle peut lui arracher. La volonté première de l’Homme et l’utilisation réelle par celui-ci. Beaucoup de points de réflexion sont soulevés au cours du film et il s’avère bien plus complexe et ambigu qu’il n’y paraît. En même temps, il en est toujours ainsi pour les œuvres de science-fiction, il s’agit de faire réfléchir le spectateur. On peut donc dire que c’est ici réussi, même une fois de plus très accessible à ceux qui s’en donneront la peine. On en n’est pas au niveau de certains tordus comme pour les films Ghost In The Shell (que je porte très haut en estime d’ailleurs, n’allez pas croire).








Côté musique, c’est Steve Jablonsky, un compositeur américain qui s’en charge. Il livre ici un travail très maîtrisé, chaque morceau colle parfaitement à sa scène. Même si tout n’est pas transcendant, la musique reste très plaisante. Et le plus beau morceau reste tout de même le dernier, celui que l’on entend lors de la coda où l’on voit ce qu’il advient de Ray après le film. Un pur bonheur à écouter et réécouter.








Si on devait maintenant parler de l’aspect graphique du film (j’ai gardé le meilleur pour la fin), je dirais qu’on tombe là sur LE point fort du film. Jamais un tel niveau n’avait été atteint jusqu’à la sortie de ce film. Bénéficiant des toutes dernières technologies d’animation, le film mélange aisément et sans bavures les éléments 2D et 3D. Tout paraît homogène et le résultat est simplement magnifique. Les décors sont de toute beauté (les plans larges sur la ville de Londres, le bateau passant sous le pont, tout est une véritable claque visuelle) et on ne peut que s’incliner devant le travail des artistes qui en sont les géniteurs. Les habitués du réalisateur retrouveront cette petite touche Ôtomo dans le design des personnages (bien qu’il n’en soit pas chargé officiellement). C’est propre, original et leurs costumes en parfait accord avec l’époque et le lieu. Un autre bon point du côté du mecha-design. Les machines à vapeur, les engins volants, etc. Tout est superbement réalisé et ingénieux. Très franchement, on ne peut que se délecter de l’aspect graphique de ce film.







Conclusion

Mais que peut-on reprocher à ce film ? Techniquement, il ne fait pas un doute qu’il est à la pointe et l’équipe d’Ôtomo maîtrise parfaitement son art. Peut-être repose-t-il un peu trop sur cette fameuse pointe de la technologie et aurait-il pu gagner par un côté plus humain dans sa réalisation.
Mais ce film reste un petit bijou, à voir sans fin pour profiter de tous les petits détails qui rendent ce film si riche. Ce côté un peu grand public le rend accessible à un maximum de personnes, très franchement, chapeau bas messieurs.


















Scenario
16/20

Bande son
15/20

Graphisme

18/20


Note Globale
16/20




Crimson Raven



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