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Lundi 2 avril 2007















Titre original : Suchîmubôi
Année de production : 2004
Studio : Sunrise

Réalisateur : Katsuhiro Ôtomo

Format : Film - 2h 6min
Genre : Steampunk / Science-fiction

Restriction public : quasi aucune violence
Public conseillé : 10+


[Licencié]










Synopsis


L’histoire se déroule dans l’Angleterre du XIXème siècle. Ray Steam est un jeune garçon très doué pour les sciences et la technologie. Il semble que ce don soit héréditaire car il est le fils d’Edward et le petit-fils de Lloyd qui sont tous deux de très brillants inventeurs de machines à vapeur. Mais alors que ces derniers ne sont pas revenus de leur départ pour l’Amérique, un colis arrive dans la maison de la famille Steam. Le grand-père confie une curieuse boule métallique à Ray qui ne devra la donner sous aucun prétexte avant son retour.

C’est là que des membres de la Fondation O’Hara, pour laquelle travaillent les deux paternels, débarquent pour s’en emparer. Ray prend donc la fuite et est secouru in extremis par le scientifique Robert L. Stevenson (l’auteur de « L’île aux trésors » pour les incultes), lequel semble bien connaître Edward et Lloyd.

Pendant ce temps, on prépare à Londres l’Exposition universelle. La Fondation O’Hara a justement investi dans un pavillon qui y présentera les nouvelles technologies à vapeur. C’est à la jeune Scarlett, fille du fondateur, que reviendra la tâche de les vendre. Mais ce n’est pas tout ce qui semble prévu au programme.








Mon avis


Beaucoup d’entre vous connaissent peut-être déjà Katsuhiro Ôtomo. Ce dernier a déjà roulé sa bosse dans le domaine de l’animation japonaise depuis un certain temps mais est aussi mangaka. C’est d’ailleurs son travail dans la BD qui lui aura d’abord apporté la reconnaissance mondiale avec son chef-d’œuvre de la science-fiction : Akira. Mais le but n’est pas de juger ici le dit manga mais le film Steamboy, son dernier bébé cinématographique à l’heure actuelle (il travaille en 2006 sur un nouveau projet). Un film sur lequel il aura travaillé pendant plus de 10 ans et qui aura nécessité un budget 2,4 milliards de yen (soit environ 20 millions de dollars), le plus gros budget pour un film d’animation japonais.

Par où commencer ? A vrai dire, trouver un point de départ au commentaire de Steamboy n’est pas évident tant il y a de choses à dire. Commençons par exemple par le scénario. L’histoire est une uchronie du XIXème siècle (c’est-à-dire une histoire se basant sur des lieux et faits historiques mais les détournant). Si l’on regarde le film une première fois d’un œil tout à fait innocent, on nous livre là une histoire sympathique, voir classique, où un jeune adolescent surdoué se retrouve avec le sort du monde entre les mains et devant empêcher des forces logiquement supérieures aux siennes (le monde des adultes) de faire un mauvais usage d’un objet qui s’avère être une arme dévastatrice. Il apparaît au premier abord que l’histoire est compréhensible par tous, même les plus jeunes pourront profiter pleinement de ce film d’aventures.

Mais pourtant, peut-être à cause de son réalisateur, l’histoire offre aussi une très grosse critique et des débats qui sont encore d’actualité aujourd’hui. La science, ce qu’elle peut apporter à l’humanité et ce qu’elle peut lui arracher. La volonté première de l’Homme et l’utilisation réelle par celui-ci. Beaucoup de points de réflexion sont soulevés au cours du film et il s’avère bien plus complexe et ambigu qu’il n’y paraît. En même temps, il en est toujours ainsi pour les œuvres de science-fiction, il s’agit de faire réfléchir le spectateur. On peut donc dire que c’est ici réussi, même une fois de plus très accessible à ceux qui s’en donneront la peine. On en n’est pas au niveau de certains tordus comme pour les films Ghost In The Shell (que je porte très haut en estime d’ailleurs, n’allez pas croire).








Côté musique, c’est Steve Jablonsky, un compositeur américain qui s’en charge. Il livre ici un travail très maîtrisé, chaque morceau colle parfaitement à sa scène. Même si tout n’est pas transcendant, la musique reste très plaisante. Et le plus beau morceau reste tout de même le dernier, celui que l’on entend lors de la coda où l’on voit ce qu’il advient de Ray après le film. Un pur bonheur à écouter et réécouter.








Si on devait maintenant parler de l’aspect graphique du film (j’ai gardé le meilleur pour la fin), je dirais qu’on tombe là sur LE point fort du film. Jamais un tel niveau n’avait été atteint jusqu’à la sortie de ce film. Bénéficiant des toutes dernières technologies d’animation, le film mélange aisément et sans bavures les éléments 2D et 3D. Tout paraît homogène et le résultat est simplement magnifique. Les décors sont de toute beauté (les plans larges sur la ville de Londres, le bateau passant sous le pont, tout est une véritable claque visuelle) et on ne peut que s’incliner devant le travail des artistes qui en sont les géniteurs. Les habitués du réalisateur retrouveront cette petite touche Ôtomo dans le design des personnages (bien qu’il n’en soit pas chargé officiellement). C’est propre, original et leurs costumes en parfait accord avec l’époque et le lieu. Un autre bon point du côté du mecha-design. Les machines à vapeur, les engins volants, etc. Tout est superbement réalisé et ingénieux. Très franchement, on ne peut que se délecter de l’aspect graphique de ce film.







Conclusion

Mais que peut-on reprocher à ce film ? Techniquement, il ne fait pas un doute qu’il est à la pointe et l’équipe d’Ôtomo maîtrise parfaitement son art. Peut-être repose-t-il un peu trop sur cette fameuse pointe de la technologie et aurait-il pu gagner par un côté plus humain dans sa réalisation.
Mais ce film reste un petit bijou, à voir sans fin pour profiter de tous les petits détails qui rendent ce film si riche. Ce côté un peu grand public le rend accessible à un maximum de personnes, très franchement, chapeau bas messieurs.


















Scenario
16/20

Bande son
15/20

Graphisme

18/20


Note Globale
16/20




Crimson Raven



Lundi 2 avril 2007

H2

















Titre original : H2

Auteur : Mitsuru Adachi (dessinateur/scénariste)
Editeur japonais : Shogakukan
Prépublié dans : Shukan Shonen Sunday
Editeur français : Tonkam, collection Sky

Premier volume :
- 1993 au Japon
- 2006 en France

Etat de la série :
- 34 volumes au Japon (série finie)
- 4 volumes en France

Genre : Sport / Comédie Romantique

Restriction public : Malgré un humour parfois grivois, série accessible à tous
Public conseillé : 12+












Synopsis


Hiro et Atsushi qui étaient tous deux les vedettes de leur club de base-ball au collège, une brillante carrière pro leur étant toute tracée, s’inscrivent au lycée Senkawa qui ne possède pas de club de base-ball. Leur médecin a été clair : Hiro a un coude en « verre », s’il continue de lancer il se brisera irréversiblement et Atsushi, ce sont ses reins qui le lâcheront. Pourtant, nul ne pouvait lancer des balles comme Hiro et nul autre joueur n’était suffisamment rodé pour les rattraper.

Leur ami Hidéo, qui était lui aussi dans leur club, s’est inscrit à Meiwa-Daiichi pour intégrer leur club de base-ball. Ce génie de la batte leur permet d’entrevoir une possibilité d’aller au koshien (célèbre tournoi de base-ball au Japon qui oppose les équipes des meilleurs lycées du pays). Tous trois sont soutenus dans leurs aspirations par la rayonnante Hikari, amie d’enfance de Hiro et petite copine d’Hidéo.

Mais voilà, Hiro fait la connaissance de Haruka, une jolie fille de son lycée qui est aussi gentille qu’elle est maladroite. Elle est la manager d’un petit groupe d’amateurs de base-ball du lycée.
Hiro et Atsushi reprennent goût à ce sport alors qu'un arrogant du club de foot, où s'est inscrit Hiro, humilie les fans de base-ball pour impressionner la belle. Après avoir appris qu’une erreur a été faite à leur sujet et que leur santé ne risquait rien en pratiquant ce sport, ils décident de tout faire pour aider à Haruka à mettre sur pied un véritable club de base-ball et, pourquoi pas, d’aller jusqu’au koshien !







Mon avis


C’est encore tout fébrile que j’écris cet article à la suite de la lecture des quatre premiers volumes de cette série. Je dois m’avouer grand fan des œuvres de Mitsuru Adachi. Le style de ce dernier est pour ainsi dire inimitable ! Fidèle à lui-même, il pond ici une série mettant en scène l’évolution des relations amoureuses de lycéens sur fond de sport, de base-ball une fois encore pour H2. Après sa série Rough, il renoue avec un sport qu’il semble apprécier tout particulièrement et qui l’a fait découvrir dans sa très célèbre série fleuve, Touch. Eclairage sur le potentiel de H2 donc, encore fraîchement publié chez nous par Tonkam.

Pour ce qui est de l’histoire, les habitués d’Adachi-sensei ne seront pas pris au dépourvu. Une énième série sur le base-ball, des personnages aux caractères bien affirmés, un lycée japonais qu’on finit par connaître par cœur, bref, rien de nouveau manifestement.
Ici, nous n’avons pas de sport magnifié par des « exploits physiques surhumains » où les personnages recherchent sans arrêt le dépassement de soi. Pas de jeune garçon bouillonnant d’énergie qui cherche, par-dessus tout, la victoire et la reconnaissance de tous. Adachi est ainsi : ses matchs de base-ball sont très réalistes et surtout incroyablement mis en scène. Il possède un sens du découpage narratif et de la mise en scène qui reste encore rarement égalé. Il peut rendre intense et passionnant la moindre case de ses planches. De ce côté des choses, il marque un bon point.


Parlons des personnages et leurs liens. Hiro est un garçon plein de bons sentiments mais aussi assez cynique et mature. Haruka est la fille énergique, naturellement gentille mais foncièrement maladroite. Hidéo est grand et fort, un très bon ami et est toujours prêt à aider. Hikari est, elle, rayonnante, douce et protectrice. Quand à Atsushi, c’est le bon copain de toujours, le partenaire d’infortunes. Rien à redire, on a une impression de déjà-vu et on sait d’où ça vient. Les personnages d’Adachi se suivent et se ressemblent, c’est toujours ainsi. Aussi bien physiquement que dans le caractère, il a toujours utilisé ce type de personnages. Pourtant, il est difficile de lui reprocher d’utiliser une formule qui porte toujours aussi bien ses fruits. Il en fait des personnages neufs et terriblement attachants. Personnellement, j’accorderai un bon point à nouveau.

Pour ce qui est des relations amoureuses, elles tournent essentiellement autour de deux couples : Hiro / Haruka et Hidéo / Hikari (d’où le titre H2, évidemment). Et c’est donc le lecteur qui va découvrir petit à petit les remous du cœur de ces personnages. Ses intrigues amoureuses ne sont pas niaises et fantaisistes mais réalistes. Il n’y a pas ces hésitations ni ces éléments fleur bleue dans le script. Les personnages donnent l’impression d’appartenir à notre monde, ils sont criants de vérité et leurs relations n’en sont que plus réalistes. On est loin de la poésie et de la fantaisie du shojo. Là encore, Adachi marque encore un très bon point.

Et pour terminer sur l’aspect graphique, il faut dire que le style de l’auteur, toujours aussi reconnaissable, va en rebuter plus d’un. Lorsque l’on ne connaît pas, on est souvent choqué par ses personnages aux oreilles en forme de anses d’amphores. Mais il faut pourtant tenir bon pour découvrir qu’une incroyable magie s’opère. Ses personnages très stylisés et épurés évoluent dans des décors pour ainsi dire photoréalistes. Les décors sont magistraux et on s’attache très vite à ce style si particulier qui est utilisé pour les petits bonhommes de l’histoire. De plus, la mise en scène de tout ce qui est narré, le découpage de l’action et surtout cet humour et second degré très présents font très vite oublier aux plus difficiles ces détails et finissent de scotcher le lecteur à un scénario fichtrement prenant.

On pourra cependant reprocher à l’auteur de prendre son temps pour développer son récit et ainsi, on n’entame réellement le début de l’intrigue qu’à la fin du deuxième tome. Je tiens aussi à signaler au passage que les non-initiés à l’art tout aussi obscur que passionnant du base-ball risquent d’être passablement perdu avec ce manga. Si vous tenez à profiter pleinement de l’œuvre, je vous conseille plutôt la lecture de la série phare du même auteur, Touch, plus ancienne. Elle est parue chez Glénat et l’éditeur en question a fourni un gros effort de documentation pour aider le lecteur et lui inculquer les bases de ce sport.






Conclusion

Une nouvelle série fleuve donc pour cet auteur qui n’en est pas à ses débuts et qui continue de faire frémir nombre de lecteurs (et de générations) avec ses séries romantico-sportives. On pourra quand même reprocher cette impression de déjà-vu et certains la trouveront un peu en-dessous de Touch. Mais le niveau reste très bon. La série a reçu un très bon accueil au Japon et a déjà été adapté en dessin animé et en un drama récemment encore.
Cette atmosphère si reposante et saupoudrée d’un humour très appréciable ne pourra que séduire, garçons et filles confondus…à moins d’être très difficile ! Mais qui donc peut battre Batma…euh non, Adachi-sensei ?!











Scenario

17/20

Graphisme
16/20


Note Globale
17/20




Crimson Raven




Lundi 2 avril 2007
















Titre original : Bleach

Auteur : Tite Kubo (dessinateur/scénariste)
Editeur japonais : Shueisha
Prépublié dans : Shukan Shonen Jump
Editeur français : Glénat, collection Manga poche

Premier volume :
- 2002 au Japon

- 2003 en France

Etat de la série :
- 28 volumes au Japon

- 20 volumes en France

Genre : Fantastique / Combat / Aventure

Restriction public : Un peu de violence
Public conseillé : 12+




















Synopsis



Ichigo Kurosaki est un lycéen de quinze ans dont la chevelure rousse lui apporte nombre d'ennuis. Pourtant, il possède un don qui lui provient de sa mère : il peut voir les fantômes et les esprits de ceux qui sont morts. Cependant, sa vie va basculer du jour au lendemain où il croise la route de Rukia Kuchiki qui s'avère être un Shinigami, un être spirituel chargé des affaires de l'Au-delà et raccompagnant les âmes perdues de notre monde dans celui des esprits, le Soul Society.

Seulement voilà, même un être humain pouvant voir les esprits n'est pas sensé avoir suffisamment de force spirituelle pour voir un Shinigami. Et la force spirituelle d'Ichigo dépasse à ce point la normale qu'il attire sans le vouloir un esprit maléfique, un fantôme que les Shinigamis appellent « Hollow » et qui se nourrit de l'énergie spirituelle de ses victimes. La raison de la venue de Rukia était d'éliminer ce dernier mais elle est alors mise en difficulté par le caractère impulsif du jeune homme.

Pour tenter de le sauver lui et sa famille, elle décide de lui prêter un peu de ses pouvoirs, le temps du combat. Mais par erreur, il reçoit tous les pouvoirs de la Shinigami, se débarrasse du Hollow et se retrouve ainsi avec la lourde mission d'éliminer les Hollows à la place de Rukia. Mais les ennuis ne font que commencer et quelque chose de plus sombre commence à se tramer...













Mon avis


En quelques mots, je dirais très subjectivement que « Bleach est une tuerie ! ». Energique, enragé, passionnant, Bleach est un véritable succès aussi bien au Japon qu'hors de ses frontières. Son auteur, Tite Kubo (qui en est à son deuxième essai, après un échec avec sa première série, Zombie Powder) a créé ici un titre puissant. D'ailleurs, le titre du manga, Bleach, fait référence au premier album du même nom du groupe Nirvana (groupe de grunge cultissime de Seattle, je pourrais en parler pendant des heures) et dont Tite Kubo est fan. Et Bleach réussit justement un tour de force. Bien que clairement shonen, il joue avec les codes classiques du genre pour en sortir une originalité assez rare et une énergie enflammée, tout comme la fameuse musique de Nirvana. Tentons de commenter le plus objectivement possible tout ceci.

Tout d'abord le scénario. L'histoire de Bleach aurait très bien pu se contenter d'être une énième histoire de fantômes sortis du folklore nippon. Il faut dire que le début de la série fait penser à Shaman King. Un jeune lycéen qui a le don de voir les fantômes va pouvoir communiquer avec eux et les accompagner dans l'Au-delà, tout en se battant contre les mauvais esprits, les âmes en proie à de sombres sentiments et s'étant abandonnées aux Ténèbres. Mais le titre présent se détache très vite de son grand frère spirituel. L'histoire commence simplement et se complexifie au fur et à mesure, rien n'est confus, il garde ce qu'il faut comme suspense pour maintenir le lecteur aux aguets, etc.

L'univers développé s'axe autour de deux mondes, le nôtre, matériel et contemporain, et le Soul Society, spirituel et empreint du Japon médiéval. L'histoire s'inspire beaucoup du folklore japonais (les Shinigamis - anges de la mort, les techniques de combat et les arts martiaux, etc.). Mais s'il ne se contentait que de ça, le manga n'aurait pas cette saveur si particulière. Bleach est résolument contemporain, en phase avec son époque. Le Japon est de nos jours un pays plein de contradictions. Les traditions asiatiques doivent sans cesse cohabiter avec l'urbanisation massive du territoire et la culture venue d'Occident. Ainsi, dans l'art (la musique, le design, l'architecture, etc.), la culture populaire et bien d'autres phénomènes, on retrouve une sorte de métissage entre cette culture asiatique et occidentale. Bleach n'échappe pas à la règle, il saute carrément à pieds joints dedans ! Ses personnages sont des jeunes japonais modernes, leur langage, leurs vêtements, les références à la culture populaire, etc. y contribuent. Et les références au monde du rock ne manquent pas non plus, les titres de chapitres se rapportent à une chanson ou un album, les illustrations de certains chapitres, les dialogues de certains personnages, etc. L'univers de Bleach a donc un délicieux goût d'originalité et de modernité.

Cependant, l'histoire finit tout de même par tomber dans le piège propre à pas mal de shonens, une tendance à trop se tourner vers la baston. Même si l'histoire est très prenante, certains combats s'éternisent un peu trop. Les dix premiers volumes sont très intéressants et variés, les suivants peuvent cependant finir par devenir vexants. Alors que l'intrigue commence à prendre une envergure sans précédent, les chapitres s'engluent parfois dans des bastons interminables qui, plutôt que d'accélérer le rythme, le freinent carrément. Mais tout ceci n'enlève rien au plaisir et à l'envie de savoir la suite.







Après, les personnages restent un gros point fort de cette série. Rares sont ceux qui ne servent à rien. Même les plus insignifiants ont leur rôle à jouer et c'est appréciable. Ça rajoute à la richesse de l'histoire. Avec le graphisme si particulier du mangaka, ils deviennent tous très charismatiques et le lecteur trouvera toujours son personnage fétiche dans la galerie proposée.

Pour ce qui est du dessin d'ailleurs, on peut nettement voir l'évolution au fil des volumes. Au début, les personnages ne sont pas toujours très bien dessinés mais ont déjà des traits très caractéristiques et attachants. Puis tout s'affine, le dessin devient précis et efficace. L'action est d'ailleurs d'une très grande lisibilité. Les planches sont dynamiques, les combats impressionnants, etc. Bien que les décors ne soient pas toujours très recherchés, les personnages restent très puissants et stylisés. Après, ça reste tout de même des goûts et des couleurs !



Conclusion

Bleach est une série pêchue, secoué autant qu'un bon morceau de hard rock et son univers aux accents métis est original et frais. Malgré des combats susceptibles de ne pas plaire à tout le lectorat, le manga est passionnant et il est pour moi difficile de décrocher une fois le train pris en route. Heureusement (ou malheureusement), il arrive bien un moment où le volume que l'on a entre les mains finit par s'arrêter !














Scenario

16/20

Graphisme
16/20


Note Globale
16/20




Crimson Raven


Lundi 2 avril 2007



Kimi ga Nozomu Eien





Titre original : Kimi ga Nozomu Eien
Année de production : 2003
Studio : Age Soft / Studio Fantasia

Auteur : Tetsuya Watanabe (Réalisateur)

Format : 14 épisodes - 25 Min
Genre : Drame / Amour et Amitié

Restriction public : aucune
Public conseillé : 12+

 





Synopsis


Cette série nous raconte l’histoire de Narumi Takayumi, un jeune étudiant en derrière année, qui s’occupe plus de s’amuser avec ses amis que de ses cours. Comme tout lycéen, il aime aussi les filles et plus particulièrement Hayase Mizuki, grande nageuse de l’école. Cette dernière ne semble pas être attiré par Takayumi (selon lui). Mais à l’inverse, la meilleure amie de Mizuki, Haruka Suzumiya, est, elle, amoureuse de notre bel Takayumi.

Un jour, Mizuki donne rendez vous à Takayumi en haut d’une colline. Ce dernier rêve tout de suite a une déclaration d’amour de celle-ci. Mais arrivé en haut, quelle est sa surprise en y voyant Haruka. Elle va lui déclarer ses sentiments. Abasourdi par cette révélation, Takayumi va accepter de sortir avec elle.

Apres quel temps, Haruka donne rendez vous a Takayumi. Celui-ci est en retard. Arrivé sur le lieu du rendez vous, il aperçoit les urgences. Soudain il entend qu’il y a eu un accident de voiture et qu’il y a une victime, une jeune fille nommée Haruka Suzumiya. Cette dernière tombe dans un long coma.

Trois ans se sont écoulés depuis et Haruka sort enfin de son coma. Mais elle est restée 3 ans en arrière. Takayumi et Mizuki ont, eux, changé de vie ! Comment faire pour ne pas choquer Haruka ?











Mon avis


Commençons tout d’abord par le premier point. Kimi ga Nozomu Eien est-elle une série romantique à l’eau de rose ou non ? Il faut reconnaître qu’au premier abord tout le monde peux le penser mais plus on avance dans la série et plus on se rend compte que la série à l’eau de rose laisse sa place à une série beaucoup plus sérieuse avec des questions sur des problèmes adultes. N’oublions pas que le principal de l’histoire se déroule 3 ans après le lycée et donc nos personnages ont bien grandi et muris. Leurs problèmes sont ceux d’adultes responsables et leurs choix ne seront pas faciles à faire.

Parlons maintenant des personnages.
- Le protagoniste, Takayumi, est garçon tourmenté par l’amour. En effet il aime Mizuki mais sort avec Haruka qui est la meilleure amie de celle qu’il aime réellement. La question que l’on peut se poser est pourquoi sort-il avec Haruka ? Mais Takayumi devient un homme responsable et fera face aux problèmes comme il se doit.
- Mizuki, grande championne de natation est la star de l’école. Le point le plus important de ce personnage est qu’elle se reproche l’accident d’Haruka puisque à cause d’elle et de son égoïsme elle a retenue Takayumi le jour de son rendez-vous. Cela l’amène à se remettre en cause et à changer son style de vie.
- Haruka est une jeune fille très timide et réservée. Après la sorti de son coma, le fait que son état d’esprit soit resté au même point est très réaliste et représente bien un problème de la vie courante. Comment gérer une personne qui n’a plus la notion du temps ? Doit on lui dire la vérité d’un seul coup ou lui aire croire un mensonge ? Ce sont ces questions que se pose la famille de Haruka.









Conclusion

Pour récapituler le tout Kimi ga Nozomu Eien est une série très réaliste sur des problèmes pouvant véritablement nous arriver. Très jolie graphiquement, l’ambiance variant humour, drame, amour sont très bien mélangés.









Scenario

17/20

Bande son
14/20

Graphisme
16/20


Note Globale
16/20




Kikamaru



Lundi 2 avril 2007






















Titre original : D.Gray-Man
Auteur : Hoshino Katsura (dessinateur/scénariste)
Editeur Japonais : Shueisha
Prépublié dans : Shukan Shonen Jump
Editeur Français : Glénat, collection Manga Poche

Premier Volume :
- 2004 au Japon
- 2006 en France

Etat de la série :
- 10 Volumes au Japon
- 4 Volumes en France

Genre : Fantastique / Aventure

Restriction public : Un peu de violence
Public conseillé : 12+









Synopsis


L’histoire prend place à la fin du XIXème siècle, dans un monde où des démons, appelés Akumas, occupent le corps de gens en proie au désespoir et se mêlent ainsi aux vrais humains. Sous les ordres du Comte Millénaire, leur objectif final est de replonger le monde dans le chaos.

Pour lutter contre eux, une organisation religieuse s’est formée dans l’ombre : ce sont les Exorcistes. Eux seuls sont à même de lutter contre pareille menace. Allen Walker, notre héros, est l’un d’eux. Défiguré et doté d’un bras aux pouvoirs étranges, il a été formé par un grand Exorciste et doit dorénavant rejoindre leur QG. Il y découvrira alors les véritables enjeux d’une guerre qui dure depuis une éternité…











Mon avis


Et bien que dire ? Epatant ? Captivant ? Oui, c’est cela. D.Gray-man est à proprement parler captivant. Dès la lecture des premières pages amorcées, il va devenir de plus en plus difficile de s’arrêter. Hoshino Katsura (qui est une dame, chose encore rare dans les shonen) réussit ici à capter toute l’attention de son lecteur avec un titre qui est pourtant sa première série reliée (après la publication de deux one shots dans le Shonen Jump). Voyons un peu le phénomène.

Du point de vue du scénario, il faut bien reconnaître que les débuts de D.Gray-man ne sont pas des plus originaux. Tous les éléments du shonen y sont, on pourrait presque dire que c’est trop classique ! Un jeune garçon gentil et plutôt naïf, possédant des pouvoirs spéciaux (dont il ne connaît pas exactement l’ampleur) va devoir affronter des ennemis sans cesse plus forts et dont il est le seul à pouvoir se débarrasser. Il va rencontrer plein de personnages qui deviendront tour à tour ses rivaux, amis, etc. Un parcours initiatique vers l’apprentissage de ce qu’est la vie.

Pourtant, D.Gray-man parvient petit à petit à poser son univers. Ses personnages sont attachants, drôles ou tragiques. Sans parler de l’ambiance qui joue énormément dans l’attraction de la série. C’est toute l’atmosphère d’une époque qui se dégage dans ce manga et on retrouve moult références à notre monde vers la fin de la révolution industrielle, ces décors proches des rues londoniennes du XIXème siècle, etc. Il rappelle parfois Fullmetal Alchemist.

Pour ce qui est du dessin, nous avons là un trait plein de promesses pour l’avenir. Le premier volume nous montre déjà un certain talent de ce côté qui ne peut qu’être porteur de fruits savoureux. J’exagère un peu mais j’ai été agréablement surpris de voir un dessin si soigné et aussi cohérent. Tout est assez clair, très lisible. Certaines planches changent parfois de traité graphique pour se rapprocher de l’expressionisme (mouvement artistique du début du XXème siècle). Mais cela ne choque pas, il s’intègre même très bien à l’ensemble. Un dessin qui me fait beaucoup penser à Takeshi Obata par moments (dessinateur des célèbres Hikaru no Go et Death Note) bien que plus stylisé (n’empêche que la première fois que j’ai vu Rinalee Lee, j’ai cru voir Hikari Fujisaki de Hiraku no Go mais ça ne se confirme plus tellement par la suite).

D.Gray-man n’en est pas moins très intéressant. Il transporte son lecteur dans un autre monde, dans un autre temps, et l’imprègne de son ambiance sombre et fantastique, toujours parsemé d’un humour léger qui permet au lecteur de ne pas, lui non plus, sombrer dans le désespoir. On est dans un shonen tout de même, on ne lit pas Akira.






Conclusion

Le titre de Hoshino Katsura a de beaux jours devant lui, drainant de plus en plus de succès (il fait déjà l’objet d’une adaptation en anime). D.Gray-man est un manga captivant et à l’univers riche. Malgré son aspect tout de même très prévisible durant les deux premiers volumes, il a encore le temps de nous prouver qu’il vaut bien plus que le shonen lambda. La mangaka ne semble pas manquer de ressources et a l’air de ne pas uniquement s’inspirer des légendes de son pays.



















Scenario
13/20

Graphisme
17/20


Note Globale
15/20




Crimson Raven




 
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