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Mangas de A à Z

Vendredi 2 février 2007
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Titre original :
Shaman King
Auteur : HIROYUKI TAKEI (dessinateur / scenariste)
Editeur Japonais : Shueisha
Prépublié dans : Shukan Shonen Jump
Editeur Français : Kana (Dargaud), collection Shonen Kana

Premier Volume :
- 1998 au Japon
- 2000 en France

Etat de la série : la série se termine au bout du volume 32 depuis Janvier 2005 au Japon, et depuis Juin 2006 par chez nous

Genre : Aventure / Combat / Fantastique

Restriction Public : légère violence
Public conseillé : 12+
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Synopsis


Oyamada Manta est un lycéen obnubilé par ses études et n'ayant pourtant pas de particularité tout à fait extraordinaire. Cependant, c'est en cherchant à prendre un raccourci par le cimetière à la sortie de ses cours du soir qu'il va faire une étrange rencontre. Il s'aperçoit qu'il est capable de voir et d'entendre le fantôme des défunts n'ayant pas rejoint l'au-delà. Pour ne rien gâcher, un jeune garçon nommé Asakura Yoh se trouve là, perché sur une tombe. Pour lui, parler avec les fantômes lui semble normal car en réalité, il est un shaman !

Il existe en ce bas monde des êtres capables de communiquer avec l'au-delà et d'interagir avec lui pour produire des miracles. Ces personnes existent depuis l'aube des temps et on les appelle "shamans".

Yoh est l'un d'eux et rêve de pouvoir communier un jour avec le Great Spirit, le roi de la nature, le plus grand des fantômes. Celui qui permet au shaman de devenir le sauveur, le Shaman King ! Tous les 500 ans, les shamans de toute la planète se rejoignent dans la ville la plus perturbée de son époque et se livre un combat à mort pour désigner qui sera le futur Shaman King. Ce combat s'appelle le Shaman Fight.

Ainsi, même si Manta n'a pas les pouvoirs de shaman, il va suivre les aventures de Yoh, son nouvel ami, et du fantôme samouraï Amidamaru, qui a décider le jeune shaman sur sa voie.

Cependant, la famille de Yoh, shamans de génération en génération, semble très impliquée dans ce Shaman Fight. Que cachent-ils réellement ? Et toutes ces personnes participant au tournoi, toutes ont leurs rêves propres, toutes ont des caractères bien différents. Mais que ce passera-t-il si elles échouent ? Et surtout, qui est ce mystérieux jeune homme qui semble tout savoir et qui est capable de contrôler le feu à sa guise ?




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Mon avis


Shaman King est une série réutilisant à première vue les grands principes du shonen (histoire d'amitié, dépassement de soi, le sempiternel tournoi,...). Cependant, elle a très vite su se démarquer par un scenario relativement original en traitant d'un métier maintenant oublié et qui pourtant, se perpétue encore dans l'ombre. Elle s'arrête aussi parfois sur des réflexions d'une étonnante maturité et traite en profondeur la personnalité de chacun des protagonistes de l'histoires.

Le dessin, lui, est sympatique. Il ne révolutionne pas le genre mais l'auteur a créé de très fortes personnalités. Les personnages sont très attachants et les nombreux rebondissements rendent cette série très accrocheuse.

Cependant, on pourra lui reprocher un phénomène qui est le défaut de beaucoup de séries du genre : des combats qui, s'ils sont intéressants au début, se traîne parfois trop en longueur sur la deuxième moitié de la série. C'est d'autant plus dommage que l'histoire est passionnante et se termine un peu trop brusquement au volume 32. Hiroyuki Takei, harcelé par son éditeur pour qu'il mette un terme à la série, a donc bouclé Shaman King d'une façon qui est loin de réjouir tous les fans. Mais que cela ne gâche en rien l'intérêt de ce titre très jouissif. Je n'ai qu'un conseil, jetez vous dessus sans attendre !


 
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La série animée

A vrai dire, je n'ai jamais vu l'anime de Shaman King (bien que je connaisse les OST par coeur). Elle est composée de 2 saisons de 32 épisodes chacune et a été produite entre 2001 et 2002. Pour ce qui est de son aspect visuel, elle reprend assez bien le style du dessinateur bien qu'elle reste un niveau en dessous à mon goût. Pour ce qui est de la version française, mieux vaut profiter de la vostfr. Les dialogues semblent avoir été modifiés et certaines scènes ont été censurées. En attendant, jetez une oreille à la bande son, c'est au moins une des qualités de cet anime.



Conclusion

Ayant remporté un très franche succès aussi bien au Japon qu'à l'étranger, Shaman King est une série fraîche et si elle n'est pas considérée par tous comme culte, il s'agit au moins d'un des meilleurs titres estampillés shonen ! Pas de pitié, lisez de préférence le manga, il est énorme.








Scenario
17/20

Graphisme
15/20


Note Globale
16/20






Crimson Raven



Par ...
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Samedi 10 février 2007
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Titre original :
One Piece
Auteur : EIISHIRO ODA (dessinateur / scenariste)
Editeur Japonais : Shueisha
Prépublié dans : Shukan Shonen Jump
Editeur Français : Glénat, collection Manga poche

Premier Volume :
- 1997 au Japon
- 2000 en France

Etat de la série : alors qu'en France, on vient de voir arriver le volume 36 (Fevrier 2007), le Japon en est déjà au volume 44 (Decembre 2006)

Genre : Aventure / Combat

Restriction Public : Aucune
Public conseillé : 8+

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Synopsis


C'est avant d'être exécuté que le grand pirate Gold Roger annonça en public que son trésor était caché quelque part dans ce vaste monde. Ses paroles vont donner naissance à une grande vague de piraterie à travers ce monde, nombreux étant ceux partis à la recherche de ce fabuleux trésor du nom de "One Piece". Celui qui le trouvera deviendra alors le Seigneur des Pirates !

Monkey D. Luffy est un jeune garçon qui vit dans un petit port et qui rêve de pouvoir devenir pirate un jour. Depuis sa première rencontre avec Shanks le Roux, un pirate qui lui sauva la vie, il n'a jamais abandonné ce rêve. Mais un jour, il mangea par erreur un des fruits du démon, ces derniers conférant un pouvoir extraordinaire à celui qui les mange.

Mais toute bonne chose a ses désagréments et en échange, ils l'empêchent à vie de nager, le rendant aussi lourd dans l'eau qu'une enclume. Malheureux pour un pirate, n'est ce pas ? Mais ceci ne démotivera pas pour autant Luffy , dorénavant homme complètement élastique. C'est ainsi qu'il va partir à la recherche d'un équipage pour une grande aventure, bourée d'humour et de rebondissements, à la poursuite du One Piece.


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Mon avis


One Piece, première série de Eiichiro Oda, est aujourd’hui un véritable best-seller. D’ailleurs, Eiichiro Oda, grand fan d’Akira Toriyama et ami de Hiroyuki Takei (auteur de Shaman King), est actuellement l’un des mangakas les plus riches du Japon. Et ce n’est pas pour rien ! One Piece est LE phénomène shonen de ces dix dernières années. Après que Dragon Ball eut terminé sa parution dans le Shonen Jump, la Shueisha recherchait un nouveau titre capable de repropulser vers le haut les ventes du magazine. Et elle a trouvé en ce manga une véritable pépite. One Piece est très vite devenu un incontournable !

A vrai dire, One Piece n’échappe pas à la règle des shonens. Il en a tous les ingrédients ! Un héros naïf et comique mais très fort, destiné à évoluer grâce à la multitude d’amis qu’il se fera, de l’humour (plutôt omniprésent), de l’aventure, de la baston (là aussi, on a droit à quelques combats qui s’éternisent tout de même un peu trop à mon goût), etc. Mais qu’est-ce qui peut le rendre aussi attachant ?

Peut-être son univers ? One Piece, au même titre que Dragon Ball, est une œuvre possédant un très riche univers. Les différentes mers qui le composent, les centaines de protagonistes intervenant dans l’histoire (dont on a toujours des nouvelles tout au long du manga), tous les fruits du démon, etc. C’est tellement immense que l’on ne se lasse jamais d’apprendre de nouvelles choses.

Ou alors le design si particulier des personnages ? Le trait du mangaka est très reconnaissable. Des personnages avec des grandes gueules, assez fins, des yeux noirs perçants et un look complètement loufoque. Le dessin n’est pas très fouillé mais est appréciable. Seulement le tout n’est pas très homogène. Du coup, on a un peu des hauts et des bas dans la qualité du dessin et la variété des visages ou des décors.

Mais il n’est pas exempt de défauts. Si le script de base est assez original, le thème de la piraterie n’ayant jamais vraiment été très présent dans les mangas, il n’empêche qu’il reste très prévisible. Il pêche surtout sur ses combats parfois trop longs et répétitifs. D’autant plus que l’issue en est que très rarement surprenante. Son scénario est donc plutôt simple et prévu pour faire durer la série pendant encore bien longtemps (l’auteur annonçant déjà son intention de dessiner plus de 70 volumes), ce qui peut finalement être dommage.

Cependant tout ceci ne doit pas gâcher le plaisir que le lecteur doit prendre à le lire étant donné son récit bourré d’humour et de péripéties pour le tenir en haleine pendant bien des volumes.



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Conclusion

One Piece est une œuvre très riche par son univers et assez originale, malgré des impressions de déjà vu. Véritable phénomène dans la petite sphère manga, il devrait convenir à un très large public, petits et grands, tous sexes confondus. A lire au moins une fois dans sa vie!









Scenario
13/20

Graphisme
15/20


Note Globale
14/20




Crimson Raven



Par ...
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Vendredi 16 février 2007
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Titre original : Shingetsutan Tsukihime
Auteur : Sasakishonen (dessinateur/scénariste)
Editeur japonais : Media Works
Prépublié dans : aucun magazine
Editeur français : Ki-oon


Premier volume :   
- 2004 au Japon
- 2006 en France


Etat de la série : série en cours
- 4 volumes au Japon
- 4 volumes en France



Genre : Drame / Fantastique


Restriction public : des scènes assez violentes (mais jamais de vrai gore) et rare ecchi
Public conseillé : 15+

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Synopsis


Shiki Tôno est un jeune lycéen à priori ordinaire. Pourtant, il a été victime d’un accident de voiture étant plus petit dont les séquelles furent pour les moins étranges. Le jeune garçon peut maintenant voir partout les lignes de vie de chaque chose. Ces lignes sont invisibles pour tous sauf pour lui, qui peut détruire un objet ou même un être vivant en passant simplement une lame dans celle-ci, découpant ainsi même le plus dur des métaux comme dans du beurre.

Seulement, ce genre de pouvoir l’effraie totalement et aurait manqué de le faire sombrer dans la démence s’il ne recevait pas l’aide d’une magicienne qui sera son mentor étant petit. Elle lui donnera ainsi des lunettes lui permettant de ne plus voir ces lignes et un couteau à n’utiliser qu’en cas d’extrême urgence.

Après son accident, le jeune homme avait perdu quelques souvenirs et vécut chez son oncle et sa tante. Mais on vient bientôt lui annoncer la mort de son père et c’est sa sœur, Akiha, nouvelle dirigeante de la famille, qui lui demande de revenir s’installer chez eux.

Mais un jour, sur le chemin du retour, il croise une inconnue qui éveille en lui un instinct dont il ne connaissait pas l’existence. En proie à une sorte de folie meurtrière, il entend une voix lui ordonnant de la tuer et il s’exécute alors, passant la lame de son couteau dans toutes les lignes de vie du corps de la jeune fille. De cette dernière ne reste plus qu’un tas de morceaux sanguinolents gisant sur le sol.

Pensant qu’il devient fou et affolé par l’atrocité de son crime, Shiki court se réfugier dans la maison familiale où il n’avait plus vu sa sœur depuis 8 ans. Mais quelques jours plus tard, il va finir par croiser à nouveau la jeune fille qu’il avait tuée. Cette dernière se tient debout devant lui, en chair et en os, et lui annonce qu’elle s’appelle Arcueid et qu’elle est un vampire…



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Mon avis


A l’origine, Tsukihime (aussi connu sous le nom de Tsukihime, Lunar Legend) est le premier jeu vidéo développé par les studios Type-Moon en 2000. Tsukihime va très vite rencontrer le succès et après plusieurs suites vidéoludiques, il sera adapté en anime (12 épisodes) par les studios J.C. Staff en 2003 puis en manga (celui que je chronique ici) par Sasakishonen en 2004.

L’anime ayant lui aussi été applaudi par les critiques pour son visuel très soigné et la qualité de son animation, le manga connaît donc la suite logique de tout ceci. Il faut dire que le projet de l’adaptation en manga est prévu pour bien mieux correspondre à la vision que se faisait ses créateurs. Les personnages y sont bien plus travaillés, l’histoire semble d’ailleurs bien plus se centrer sur eux et leurs relations que sur l’action et les combats. Ceci dit, on pourra tout de même regretter que le scénario soit légèrement basique. Un garçon avec un pouvoir spécial qui rencontre une fille toute aussi spéciale et qui vont devoir affronter des méchants monstres pas beaux. Pour le moment, le scénario semble donc plutôt linéaire, sans réelle complexité. Mais on parvient tout de même à se plaire à lire un titre comme celui-ci, une bonne distraction.

Pour ne rien gâcher, il est servi par un dessin de qualité, vraiment agréable à lire. Des personnages aux traits sans fioritures inutiles, des visages plutôt fins, les décors sont bien travaillés. Pour ce qui est du style, le dessin aurait bien plus tendance à se rapprocher de certains canons du shôjo manga bien que l’histoire soit plus orientée shônen sombre. Bon, on est encore loin de casser la baraque mais les dessins sont tout de même soignés et ceci contribue énormément au bien-être du lecteur.

Ceci dit, petite mise en garde pour les âmes sensibles. On n’est pas dans le profondément gore de certains seinens, ça reste accessible mais il faut bien comprendre que l’on n’est plus dans le shônen gentillet. Certaines scènes ont tout de même un caractère plutôt violent (quand Arcueid se fait déchiqueter au début par exemple).



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Conclusion

On peut le dire, Tsukihime est un titre intéressant à bien des égards. On prend plaisir à le lire, ça se laisse faire. L’histoire n’est pas prise de tête mais souffre quand même de son côté un peu simpliste, il faut le dire. En attendant, la qualité est au rendez-vous et même l’éditeur Ki-oon a fait un très bon travail. L’impression noir et blanc est nette, la traduction ne semble pas avoir ruiné certains dialogues (on se retrouve parfois avec des séries aux dialogues plutôt étranges dans les VF), on a droit à de jolies couvertures et à des premières pages en couleur. Bref, une petite série bien sympathique.
 







Scenario

11/20

Graphisme
16/20


Note Globale
14/20





Crimson Raven



Sources pour les images :
http://www.ki-oon.com
 



Par ...
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Mercredi 7 mars 2007

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Titre original : Tenjou Tenge
Auteur : Oh! Great (dessinateur/scénariste)
Editeur japonais : Shueisha
Prépublié dans : Ultra Jump
Editeur français : Panini Comics (collection Géneration Comics)


Premier volume :   
- 1997 au Japon
- 2002 en France


Etat de la série : série en cours : 14 volumes en France contre 16 volumes au japon


Genre : Action / Combat


Restriction public : de la violence et des scènes de sexe
Public conseillé : 16+


Anime associé : Tenjou Tenge
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Synopsis


Nagi Soichiro et Makihara Bob sont deux jeunes adolescents qui n’ont qu’une idée fixe : la bagarre. Ainsi, nul autre institut ne pouvait mieux leur convenir que le Toudou Gakuen, un institut spécial formant ses étudiants aux arts martiaux. Véritable champ de bataille, cette école semblait faite pour eux qui font une entrée fracassante en démolissant tous les élèves croisant leur chemin.

Parallèlement, parmi tous les clubs de cet institut, il y a celui de Juken qui ne comptent que deux membres : Takayanagi Masakata et Natsume Maya. D’ailleurs le jour de la rentrée, il doit compter un membre supplémentaire, la sœur cadette de Maya, Natsume Aya.

Mais les troubles causés par les deux nouveaux agitateurs doivent cesser et les deux membres du club de Juken leur colle une raclée phénoménale. Au cours de l’altercation, Soichiro sera éjecté du haut de l’immeuble de l’institut pour tomber dans les douches des filles. Il va alors rencontrer pour la première fois Aya qui va tomber éperdument amoureuse de la tête brulée.

Cependant, les réjouissances vont vite se terminer. Les nouveaux comprennent que les différents clubs se font concurrence et qu’un groupe très influent, les Exécuteurs, font la loi dans le bahut. C’est ainsi que Soichiro et Bob vont chercher à devenir plus forts et vont se tourner vers le club de Juken… Univers noir et sombres intrigues se cachent dans cet institut. Nos protagonistes auront vite fait de plonger dans un véritable enfer.



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Mon avis


La première chose que l’on peut penser de Enfer & Paradis serait généralement : encore un manga avec des pleines pages d’hémoglobine et des filles à fortes poitrines. A vrai dire, c’est ce que j’ai pensé aussi, je ne suis vraiment pas friand de ce genre d’histoires. Pourtant, il y a dans ce titre quelque chose de fou.

Tout d’abord, parlons un peu de son auteur, Oh ! Great ou plutôt Ogure Îto (dont la prononciation japonaise sonne comme le surnom qu’il s’est donné). Il commence sa vie professionnelle en tant que simple salaryman mais il contracte de fortes dettes en jouant à des jeux d’argent. Pour résoudre son problème, il trouve une solution peu commode, dessiner des mangas. Et il va très vite rencontrer le succès et fera ses débuts dans le manga érotique. Puis il va commencer à dessiner des œuvres plus grand public et publiera ainsi Enfer & Paradis dans le Ultra Jump (magazine shonen pour les adolescents voir pré-adultes, aux côtés de séries vedettes comme Bastard entre autres).

Il faut le dire, ce n’est pas la qualité des dessins des premiers volumes qui vont retenir le lecteur. Même s’ils sont très lisibles, les personnages arborent des problèmes de disproportions et déformations faciales impressionnants. Mais au fur-et-à-mesure, on voit le dessin progresser pour être ce qu’il est depuis les volumes 3~4, c’est-à-dire très impressionnant aussi mais dans le bon sens du terme. Car il faut le dire, Enfer & Paradis est fantastique graphiquement parlant, ses personnages sont très charismatiques, l’action est très bien rendue et les planches caressent l’œil du lecteur dans le sens du poil. Même s’il a fallu attendre un peu, on a affaire à un dessin de qualité, l’un des meilleurs pour un manga.

Autre détail et pas des moindres, le scénario. Alors oui, le scénario est très prenant. Ceci dit, gros reproche. Alors qu’on nous présente d’emblée Soichiro et Bob, on s’imagine que ce sont eux les héros de l’histoire. Ce sont pourtant les deux sœurs Natsume qui seront les vedettes, l’histoire tournant essentiellement autour d’elle, leur famille au sombre destin et le pouvoir caché de celle-ci. A vrai dire, le scénario est plutôt chaotique, ne sachant pas trop dans quelle voie se lancer, changeant complètement d’axe pendant plusieurs volumes pour un flash-back, celui-ci devenant d’ailleurs mille fois plus intéressant par ses personnages présentés que la trame principale.

Il faut le dire cependant, le plaisir est là ! Si j’ai eu du mal à accrocher les 3 premiers volumes, l’histoire devient vraiment intéressante avec le quatrième et ses nouvelles révélations qui vont plomber l’ambiance et la rendre d’une noirceur indescriptible, donnant un peu plus de profondeur à des personnages que l’on pourrait voir uniquement comme des castagneurs de première.
   
Par contre, mention spéciale pour les lecteurs avertis, si l’anime adapté plus tard connaît des censures en raison de sa diffusion sur les ondes hertziennes, le manga, lui, ne nous épargne rien. Déjà, la violence de certaines scènes peut surprendre même si on a déjà vu bien pire (il suffit de lire Berserk ou Baki). De plus, antécédents aidant, on a régulièrement droit à une scène de nu intégral voir même de sexe. Côté sexe et violence, rien n’est épargné au lecteur, ça commence dès le premier volume et c’est pour ça qu’Enfer & Paradis n’est pas à mettre entre toutes les mains.



 

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Conclusion

Nous avons tout de même là un titre assez surprenant par l’intérêt qu’il suscite. Un scénario pas dénué d’intérêt (bien qu’il soit encore faible dans sa construction) et surtout de très belles planches. A lire en écoutant une musique plutôt musclée, type Mnemic par exemple. Bonne lecture !







Scenario
13/20

Graphisme
18/20


Note Globale
16/20




Crimson Raven



 
Par Zemeckis
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Mercredi 7 mars 2007

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Titre original : Monster
Auteur : Naoki Urasawa (dessinateur/scénariste)
Editeur japonais : Shogakukan
Prépublié dans : Big Comic Original
Editeur français : Dargaud / Kana (collection Big Kana)


Premier volume :
- 1995 au Japon
- 2001 en France


Etat de la série : série terminée : 18 volumes en France et au Japon


Genre : Thriller psychologique


Restriction public : scènes de violence
Public conseillé : + 15 ans

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Synopsis


1986, le Dr. Kenzo Tenma est un très brillant neurochirurgien japonais venu travailler en Allemagne à Düsseldorf à l’hôpital Eisler. Son talent n’a d’égal que sa bonté de cœur et tout semble lui sourire : il vient de sauver la vie d’un très grand chanteur d’opéra, sa fiancée n’est autre que Eva Heineman, la fille du directeur de l’hôpital et ce dernier le considère comme son propre fils.

Pourtant il va commencer à douter sur la réelle mission qui lui est confiée. Il a beau être très brillant, il a été chargé d’opérer un chanteur d’opéra célèbre alors que dans la même foulée, un ouvrier turc très mal en point a fini par mourir sur la table d’opération entre les mains d’un autre docteur. Ce sont les phrases de sa fiancée et son père qui vont le faire réfléchir : « Chaque vie n’a pas le même prix ».

Mais tout va déraper lorsqu’un soir, deux enfants vont arriver à l’hôpital dont un très gravement blessé par balle à la tête. Il s’agit d’Anna et Johann Liebert, deux frères et sœurs, enfants de deux réfugiés politiques d’Allemagne de l’Est. Si l’on ne fait rien, le garçon va finir par mourir. Mais pourtant on veut charger Tenma d’opérer le maire lui aussi très malade et capable d’offrir une subvention à l’hôpital s’il le sauve. Le sang du Dr Tenma ne fait qu’un tour et il décide de sauver l’enfant. L’opération est un succès et l’enfant pourra vivre une vie normale. Mais il existe encore trop de mystères sur l’agression du jeune garçon. Sa sœur semble traumatisée à la vue de son frère et refuse de l’approcher.

En voulant bien faire, Tenma va tout perdre : Eva, sa gloire, son poste, … Et surtout personne ne sait qu’il vient peut-être de réparer un rouage cassé dans l’une des plus grandes machinations du siècle. Les deux enfants, aux antécédents encore flous, commencent à vivre sur une montagne de cadavres s’amoncelant au-dessous d’eux. Le Dr Tenma aurait-il sauvé un "monstre" ?



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Mon avis


A vrai dire, je vais avoir un mal fou à rester objectif face à un tel chef-d’œuvre. Et encore, en faire des éloges serait déjà purement objectif. Car voyez-vous, Monster fait sans aucun doute partie de ses grands titres du manga et son auteur, Naoki Urasawa, est lui aussi devenu une vedette dans son pays.

A première vue, on peut se demander ce que peut avoir pareille série pour séduire. Le dessin n’est pas extraordinaire bien que l’on y retrouve un style bien particulier. Une touche que l’on retrouvera dans bien d’autres séries de Naoki Urasawa, comme pour Master Keaton ou encore sa série la plus récente, le génial 20th Century Boys. Mais les planches sont d’une grande lisibilité, pas de fioritures inutiles, l’action est claire.
Graphiquement, malgré un niveau assez banal, tout est quand même fait pour que le lecteur puisse prendre du plaisir à lire les planches.

Mais le gros point fort de Monster n’est sûrement pas son dessin. C’est sans conteste son scénario aux proportions dantesques. Oui, "dantesque", c’est le mot qui conviendrait le mieux pour décrire ici l’allure de l’intrigue qui nous est livrée. Jamais dans un manga nous aurons vu pareil travail.

Tout d’abord, point de vue documentation, l’histoire se déroule en Allemagne et on y croit. L’auteur, pourtant japonais, a su traiter avec brio des sujets qui sont pourtant bien propres à la culture allemande : les deux Allemagnes, la chute du mur, les problèmes politiques, la vie dans les villes occidentales, la guerre froide, etc. C’est tellement bien renseigné que toute l’histoire semble vraie de A à Z. Le parfum de réalisme et le sens du détail est ici très appréciable. Naoki Urasawa s’est donc parfaitement approprié des thèmes qui ne sont pourtant pas évidents pour tous les japonais.
De plus, la menée de l’intrigue est si parfaite que l’on a du mal à s’imaginer que le scénario puisse être improvisé. On suit tout d’abord la vie du Dr Tenma, ses péripéties, sa fuite puis en alternance, on suit celle des autres protagonistes. Rien n’est laissé au hasard et chaque personnage, aussi insignifiant soit-il, est d’une importance capitale dans l’histoire. Malgré un nombre assez conséquent de volumes (18 ce n’est pas une paille à gérer quand on veut un scénario homogène), jamais le scénario ne connaît de creux, de mous, ni quoi que ce soit d’inutile.

Franchement, je tire mon chapeau bien bas à pareil travail, d’autant plus que le final est tout bonnement magnifique. Une œuvre sombre, torturée, violente, mais incroyablement captivante !



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Conclusion

ça paraît clair, Monster est un chef-d’œuvre ! Il fait aussi partie de ces rares mangas capables de plaire aussi bien aux habitués du manga qu’aux lecteurs plus assidus de BD européenne. Une étonnante fresque se déroulant sur plusieurs années et plusieurs pays.

Il est à noter que Monster a reçu le prix du meilleur scénario au Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême 2003…et à le lire, on comprend vite pourquoi.


 





Scenario
19/20

Graphisme
14/20


Note Globale
18/20




Crimson Raven





 
Par Zemeckis
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